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Description

Herbe rampante (A) et radicante (B) aux branches souvent ascendantes Feuilles (C) épaisses, subcharnues, rigides et gaufrées mesurant de 2 à 6 cm de long sur 2 à 4 cm de large. Limbe généralement trilobé : lobe central large et obtus, lobes latéraux plus petits. Marge crénelée et base atténuée ou cunéiforme. Fleurs (D) en capitule jaune de 2-3 cm, portées par un pédoncule pubescent de 2 à 14 cm de long. Le fruit oboval est un akène comprimé portant une aigrette d’écailles irrégulières, courtes et soudées.

Distribution géographique

Espèce très commune en Guadeloupe, aux Saintes, à la Désirade, à Marie-Galante, en Martinique, en Floride, dans les Grandes Antilles, au Mexique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Elle est aussi présente à Antigua, Nevis, St. Christophe, Montserrat, Dominique, Ste. Lucie, St. Vincent, Grenadines, Grenade et à la Barbade.

Statut uicn

Préoccupation mineure (LC) dans les Caraïbes

Usage

Sphagneticola trilobata est classée «espèces envahissante» en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française où elle a était introduite comme espèce ornementale. L’espèce forme une couverture végétale dense, empêchant la régénération d’autres espèces. En médecine, les feuilles de Sphagneticola trilobata ont des propriétés anti-inflammatoire. Dans la médecine traditionnelle des Antilles, elle s’appelle «Herbe à femme» car ses feuilles, lorsqu’elles sont utilisées en décoction ou infusion, soulagent les douleurs menstruelles. Elle est aussi utilisée dans le traitement des bronchites.

Ecologie

Habitat : Sphagneticola trilobata est une espèce rudérale à très large tolérance écologique (ubiquiste), mais elle pousse mieux dans les zones ouvertes, anthropisées, ensoleillées de basse altitude (comme les prairies des zones humides et les zones d’arrière-plage). Très rare en milieu forestier semi-ouvert ou fermé.

Altitude : 0-800 m. Observée lors de l’étude des ripisylves entre 2-99 m.

Phénologie : La floraison a lieu toute l’année, surtout entre septembre et novembre.

Caractéristiques pour l’utilisation en génie végétal

Conditions
d’utilisation

Exigences de l’espèce : Espèce héliophile à caractère pionnier, présent en milieu ouvert (prairie, plages) ou lisière de forêt perturbée. Pluie journalière décennale associée : 180 mm. Tolérante à la submersion temporaire (comportement amphiphyte). Exigences édaphiques : sol humide bien drainé argileux ou sableux. Position sur berge et préférence de pente : En bas de berge (de 0,5 à 1m), plus fréquemment en pente faible (<30°).

Espèces de génie végétal associées (à adapter suivant l’altitude) :

Sur le litoral : Tabebuia heterophylla, Hymenaea courbaril, Lonchocarpus heptaphyllus, Senna alata, Mimosa pigra, Commelina difusa. En milieu mésophile forestier semi-ouvert : Ceiba pentandra, Calophyllum antillanum, Inga ingoides, Homalium racemosum, Ischnosiphon aroumam, Thelypteris reticulata, Piper dussii, Blechnum occidentale.

Types de ripisylves : T4 - Rivière ouverte,T5 - Rivière semi-ouverte

Physique

Anastomose : Racines: oui - Tiges : non

Ancrage du système racinaire : Système racinaire rhizomatique développé (E)

Types de rameaux : Rameaux nombreux, souples, formant un tapis

Capacité de recouvrement : Assez forte, formation de tapis en strate herbacée

Croissance

Multiplication végétative : Multiplication par marcottage

Capacité de reproduction : Faible, les graines sont dispersées par le vent et par l’eau

Types de rameaux : Rameaux nombreux, souples, formant un tapis

Capacité de régénération suite à une perturbation (si rabotée, coupée, affouillée) : Non observée sur le terrain

Gayot et al. (2018). Étude de la typologie des ripisylves de Guadeloupe et proposition d’espèces utilisables en génie végétal sur les berges. Office National des Forêts de Guadeloupe.

 

Relecture : Mira E., Dessanges B.

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